Archives des Actualités - Syndicat Intercommunal des Eaux de Picardie https://www.siep-80.fr/category/actualites/ Distribution eau potable Wed, 08 Oct 2025 09:35:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.siep-80.fr/wp-content/uploads/2021/10/cropped-siep-favicon-32x32.jpg Archives des Actualités - Syndicat Intercommunal des Eaux de Picardie https://www.siep-80.fr/category/actualites/ 32 32 « L’eau »  Vue par Bernard Pivot, dans « Les mots de ma vie » https://www.siep-80.fr/leau-vue-par-bernard-pivot-dans-les-mots-de-ma-vie/ Wed, 08 Oct 2025 09:30:49 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=4723 Prenez trois voyelles, d’abord le e, puis le a, enfin le u, vous les liez dans cet ordre, et vous obtenez à
l’oreille une quatrième voyelle, le o. Magique !
Peut-être pas pour les étrangers qui apprennent le français et pour qui la prononciation de eau ne
coule pas de source !

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Mais ils sont ensuite rassurés par notre logique lorsqu’ils constatent que le ruisseau, le chéneau, le caniveau, le seau, le bateau, le radeau, le maquereau, le carpeau, le château (d’eau) sont en
conformité avec l’écriture de leur liquide essentiel.

Jusqu’au jour où ils s’aperçoivent, sans que ce soit la faute à Rousseau, que lavabo, cargo, canot,
aviso, lamparo, Calypso ne bénéficient pas de l’eau courante.

En concluent-ils que le français va à vau-l’eau ?

Image de René Dentin
René Dentin

Président SIEP

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De la source à la ville : comment l’eau a inspiré l’ingénierie romaine https://www.siep-80.fr/comment-l-eau-a-inspire-lingenierie-romaine/ Thu, 05 Dec 2024 07:36:43 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=4605 Depuis toujours, l'eau est indispensable à la vie et au développement des civilisations. Bien que surabondante sur Terre, sa distribution efficace reste un défi, hier comme aujourd'hui. Avec les avancées technologiques modernes, acheminer de l'eau implique des investissements importants et l’usage d’outils sophistiqués. Pourtant, il y a plus de deux millénaires, les Romains ont établi des systèmes d’adduction d’eau remarquables, témoins de leur génie architectural et technique.

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L’eau dans l’Antiquité : un trésor précieux

Les Romains, pionniers dans la gestion de l’eau, ont développé des techniques qui ont permis de répondre aux besoins croissants de leurs cités. Leur solution ? Les aqueducs, des ouvrages colossaux qui acheminaient l’eau sur des centaines de kilomètres. Ils ont surmonté les défis posés par le relief en construisant des ponts, des arches et même des tunnels. Ces infrastructures, bien que complexes, ont transformé le quotidien des citoyens en garantissant un approvisionnement continu en eau potable.

Une entreprise titanesque et collaborative

La construction d’un aqueduc romain était une entreprise ambitieuse, nécessitant des moyens considérables. Elle mobilisait des financements publics et privés, ainsi que l’expertise d’ingénieurs et d’architectes. Chaque projet débutait par le choix d’une source adéquate, tenant compte de la qualité de l’eau, du débit et de la hauteur nécessaire pour assurer un écoulement par gravité.

Les ingénieurs utilisaient des outils comme le chorobate, une poutre équipée de fils à plomb et d’une rainure remplie d’eau, pour mesurer avec précision les pentes nécessaires. Une pente typique variait entre 0,2 et 12,4 mètres par kilomètre, garantissant un écoulement constant à une vitesse optimale d’environ 1 mètre par seconde.

Une ingénierie au service de la durabilité

Les aqueducs étaient principalement souterrains, protégeant les conduits des intempéries et des sabotages. Lorsque des obstacles naturels, tels que des vallées ou des rivières, se dressaient sur leur parcours, les Romains construisaient des ponts ou des murs d’arche. Ces structures visibles, bien que symboliques de leur savoir-faire, ne représentaient qu’environ 5 % de la longueur totale d’un aqueduc.

Le Pont du Gard en France, avec ses 49 mètres de hauteur et ses trois niveaux d’arcades, demeure un emblème de cette prouesse technique. L’Aqua Marcia, long de 91 kilomètres, ou l’aqueduc de Carthage, atteignant 132 kilomètres, témoignent également de l’ampleur des réalisations romaines.

CC-BY-NC-SA | Wikimedia Commons | Chris 73

Les innovations hydrauliques romaines

Outre les conduits classiques, les Romains ont innové en utilisant des systèmes comme le siphon inversé. Ce procédé permettait à l’eau de remonter une pente après avoir accumulé une pression suffisante. Les conduits de ces systèmes étaient souvent faits en plomb ou en argile renforcée. Ces techniques avant-gardistes démontrent leur capacité à repousser les limites imposées par la nature.

Héritage et leçons pour le présent

À son apogée, le réseau d’aqueducs de Rome comptait jusqu’à 11 structures majeures, acheminant près d’un million de mètres cubes d’eau par jour. Cela équivalait à environ 1 000 litres par habitant quotidiennement, un chiffre impressionnant même par rapport aux normes actuelles. Ce réseau demeure un modèle unique de durabilité, de capacité et de complexité.

CC-Zero

Conclusion

Les aqueducs romains sont bien plus que des infrastructures. Ils symbolisent la vision, la collaboration et l’innovation nécessaires pour répondre aux besoins vitaux d’une civilisation. Aujourd’hui encore, ces chefs-d’œuvre nous rappellent l’importance de gérer cette ressource précieuse qu’est l’eau avec respect et ingéniosité. En nous inspirant de leur exemple, nous pouvons relever les défis modernes liés à l’eau tout en honorant ce patrimoine inestimable.

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Projet GIRE Mono : Gestion Intégrée des Ressources en Eau au Togo – Phase II https://www.siep-80.fr/projet-gire-mono-gestion-integree-des-ressources-en-eau-au-togo-phase-ii/ Wed, 25 Sep 2024 13:14:56 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=4550 Le bassin du fleuve Mono, partagé entre le Togo et le Bénin, est une zone stratégique pour l’accès à l’eau potable des populations locales. Confrontées à des défis environnementaux et sanitaires croissants, les communes de Yoto participent au projet GIRE Mono, visant à améliorer durablement la gestion des ressources en eau. Après une Phase I réussie, la Phase II du projet s'étend de 2024 à 2026, avec pour ambition de renforcer la gouvernance locale, les infrastructures d’eau et la protection des écosystèmes.

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Projet GIRE Mono : Une approche intégrée pour la gestion des ressources en eau au Togo

Le projet Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) dans le bassin du fleuve Mono s’inscrit dans une vision de développement durable des ressources en eau pour les communes de Yoto, au sud du Togo. Lancé en 2022, ce projet vise à améliorer la gestion locale de l’eau, à renforcer les compétences des acteurs locaux, et à promouvoir un accès équitable à l’eau potable et à l’assainissement. Ce projet s’étend sur une large zone transfrontalière entre le Togo et le Bénin, où la gestion partagée des ressources est devenue une nécessité pour répondre aux défis environnementaux et économiques.

Le projet GIRE Mono s’appuie sur une approche inclusive qui intègre non seulement les aspects techniques de la gestion de l’eau mais aussi les enjeux sociaux, économiques et environnementaux propres à la région. Voici un aperçu des réalisations et des perspectives pour la Phase II du projet, qui débutera en 2024.

Contexte du bassin du Mono

Le bassin du fleuve Mono couvre une superficie de 24 300 km², dont près de 90 % est situé au Togo. Ce fleuve joue un rôle crucial dans l’alimentation en eau des populations environnantes, principalement rurales, qui sont particulièrement vulnérables aux aléas climatiques. L’accès à l’eau potable y est très limité, et la majorité de la population dépend de sources non protégées telles que des puits ou directement du fleuve, augmentant le risque de maladies liées à l’eau contaminée. En outre, l’utilisation non régulée de pesticides et la déforestation ont aggravé la pollution des eaux de surface et souterraines.

Le manque de coordination entre les acteurs locaux dans la gestion de cette ressource essentielle, ainsi que l’absence de structures de gestion efficaces, a poussé à la mise en place du projet GIRE Mono. L’objectif de ce projet est de développer une approche concertée de la gestion des ressources en eau, en favorisant la coopération entre communes et en intégrant les principes du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) en cours d’élaboration pour le bassin du Mono.

Les réalisations de la Phase I (2022-2024)

La première phase du projet GIRE Mono a permis d’atteindre plusieurs objectifs notables dans les communes de Yoto 1 et Yoto 3. Ces réalisations incluent :

  • Formation des acteurs locaux : Une formation à la Maîtrise d’Ouvrage Communale (MOC) a été dispensée aux acteurs locaux pour leur permettre de mieux gérer les services d’eau et d’assainissement au niveau communal.
  • Amélioration des infrastructures : Trois Postes d’Eau Autonomes (PEA) ont été installés, accompagnés de la réhabilitation d’un mini-système d’AEP (Alimentation en Eau Potable). En parallèle, 30 latrines ECOSAN ont été construites pour améliorer les conditions d’hygiène.
  • Reboisement et agroécologie : 3,4 hectares de zones tampons le long du fleuve ont été reboisés, et un « champ-école » a été créé pour former 25 maraîchers à l’utilisation de pesticides biologiques, réduisant ainsi la pollution de l’eau par les produits chimiques.

Enjeux et défis rencontrés

Bien que la Phase I ait posé les bases d’une meilleure gestion locale de l’eau, plusieurs défis persistent. D’une part, les communes manquent encore de coordination pour assurer une gouvernance locale efficace. De plus, bien que les populations locales commencent à appréhender le concept de GIRE, une sensibilisation plus poussée est nécessaire, notamment en ce qui concerne la protection des ressources naturelles et l’utilisation durable des terres agricoles.

Un autre défi est l’inadéquation entre l’offre en eau potable et les besoins croissants des populations rurales. L’absence d’un système de suivi régulier de la qualité et de la quantité des ressources en eau constitue un frein majeur pour la gestion durable du bassin.

Objectifs de la Phase II (2024-2026)

La Phase II du projet GIRE Mono, prévue pour juillet 2024 à décembre 2026, vise à renforcer les acquis de la première phase tout en étendant les actions à l’ensemble des communes de Yoto, incluant Yoto 2. Cette phase s’inscrit dans la continuité du SDAGE et de la stratégie de développement durable pour le bassin du Mono.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

Renforcer les compétences locales en matière de GIRE : Les acteurs locaux bénéficieront d’une formation continue pour améliorer la gestion des ressources en eau dans les trois communes de Yoto. L’accent sera mis sur la coordination entre les communes et la mise en place d’un Comité Local de l’Eau (CLE), afin de promouvoir une gouvernance partagée.
Améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement : De nouveaux postes d’eau autonomes seront installés dans les communes de Yoto 2 et Yoto 3, tandis qu’un mini-AEP sera réhabilité à Yoto 1. De plus, un bloc de latrines ECOSAN sera construit dans une école publique à Yoto, pour encourager des pratiques d’assainissement durables.
Protéger les ressources en eau et les écosystèmes : Des actions de reboisement et d’agroforesterie seront poursuivies pour protéger les rives du fleuve Mono contre l’érosion. De plus, les périmètres de protection autour des points de prélèvement d’eau seront sécurisés pour éviter toute contamination.

Les actions phares de la Phase II

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs actions concrètes seront mises en place :

  • Amélioration de la gouvernance locale : La création d’un Comité Local de l’Eau (CLE) permettra d’instaurer un dialogue structuré entre les communes du Togo et du Bénin, renforçant ainsi la coopération transfrontalière pour la gestion des eaux du Mono.

  • Promotion des techniques de protection de la ressource : En plus des activités de reboisement, la Phase II introduira des techniques de gestion agroécologique pour les agriculteurs locaux, leur permettant de limiter l’usage de pesticides et d’engrais chimiques, souvent responsables de la pollution des eaux souterraines et de surface.
  • Développement des infrastructures d’eau et d’assainissement : La construction et la réhabilitation des infrastructures d’eau permettront de répondre à la demande croissante des populations pour des services d’eau potable. De nouveaux forages seront réalisés dans le cadre de jardins scolaires, un projet éducatif visant à sensibiliser les jeunes générations aux pratiques durables.

Conclusion

Le projet GIRE Mono est un exemple concret de gestion intégrée des ressources en eau dans un contexte où la pression sur les ressources hydriques ne cesse de croître. En plaçant les communautés locales au cœur du processus décisionnel et en leur fournissant les outils nécessaires à une gestion durable, ce projet contribue non seulement à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, mais aussi à renforcer la résilience des populations face aux changements climatiques. La Phase II promet d’élargir cette dynamique en favorisant la coopération entre les communes et en renforçant les capacités locales à gérer efficacement les ressources en eau pour un développement durable.

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Le SIEP investit pour une gestion durable et responsable de la ressource en eau https://www.siep-80.fr/investissement-gestion-ressource-eau/ Wed, 13 Mar 2024 13:37:38 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=4422 Le rendement moyen des réseaux de distribution d’eau potable en France, stagne autour de 80%, laissant échapper près de 20% du précieux liquide en raison de fuites. Cette réalité alarmante […]

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Le rendement moyen des réseaux de distribution d’eau potable en France, stagne autour de 80%, laissant échapper près de 20% du précieux liquide en raison de fuites. Cette réalité alarmante équivaut à un gaspillage colossal, où chaque année, près d’1 milliard de mètres cubes d’eau s’évaporent dans la nature, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 18,5 millions de personnes. Les causes de ces fuites sont multiples : usure des infrastructures, corrosion des canalisations, les mouvements du sol…

 

Face à cette problématique, le renouvellement des réseaux d’eau se présente comme une nécessité absolue. Ce processus vise à garantir une gestion pérenne de la ressource pour les générations futures. Il requiert une coordination étroite entre les acteurs du secteur de l’eau et les responsables de voirie, afin d’optimiser les interventions en fonction des priorités et des besoins spécifiques à chaque zone.

Pour répondre à ce fléau, Le SIEP s’engage activement dans la lutte contre les fuites d’eau potable sur son réseau.

Bilan des Travaux Réalisés sur le territoire du SIEP

Dans le secteur de Picardie, comprenant 25 communes et présentant un rendement de 75%, le SIEP a entrepris un renouvellement de réseau de 48.7 km depuis 2016, ce qui équivaut à un taux annuel de renouvellement de 1.75%.

Ces travaux, totalisant un investissement de 11 millions d’euros hors taxes, ont été financés à hauteur de 50% par les ressources propres ou les emprunts du SIEP, et à 50% par des emprunts assortis de subventions sollicitées.


Pour le secteur Régie – Bois de la Motte, intégré au SIEP depuis quelques années et regroupant 11 communes avec un rendement de 80%, le SIEP a effectué des travaux de renouvellement depuis 2019, couvrant 2.1 km de réseau et 172 branchements pour un montant de 650 000 € hors taxes, soit un taux annuel de renouvellement de 0.3%.


De même, dans le secteur Aigneville, également intégré au SIEP depuis quelques années et comprenant 6 communes avec un rendement de 85%, le SIEP a réalisé des travaux depuis 2019, portant sur 1.8 km de réseau et 175 branchements pour un montant de 700 000 € hors taxes, soit un taux annuel de renouvellement de 0.5%.


Les recettes générées par les factures d’eau jouent un rôle capital dans le financement du renouvellement du réseau, contribuant également au remboursement des emprunts contractés à cette fin.

Financement des réalisations


La réalisation de ces travaux nécessite des financements conséquents, mobilisés notamment auprès de l’Union Européenne (NexTGeneration EU) , de l’État (DETR : Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux), de France Relance, ou encore des agences de l’eau locales telles que Artois Picardie et Seine Normandie.

Financement Etat (DETR : Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux) – Financement Agence de l’Eau Artois Picardie

Liaison Brutelles – Cayeux Sur Mer phase 3 (travaux en cours)
Financement Etat 20% (DETR : Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux) – Agence de l’Eau Seine Normandie 50%
Renouvellement de 2.500 ml de réseau environ et 30 branchements pour 600.000 € HT.

 

Financement 60% France Relance / Union Européenne (NexTGeneration EU) :

Ault – Rue de Saint Valéry/S Année 2021
Renouvellement de 220ml de réseau environ pour 42.504,05 € HT

Cayeux Sur Mer – Le Hourdel Année 2021
Renouvellement de 220ml de réseau environ pour 35.742,04 € HT

 

Financement Etat 20% (DETR : Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux) – Agence de l’Eau Seine Normandie 50%

Embreville – Rue Leullier et Rue De Gaulle Année 2021
Renouvellement de 650 ml de réseau environ et 44 branchements pour 510.999,12 € HT

St Quentin la Motte – Rue d’Ault Année 2021
Renouvellement de 1.285 ml de réseau environ et 46 branchements pour 327.032,52 € HT

 

Financement– Agence de l’Eau Seine Normandie (50%)

Méneslies Rue Emile Grandsare, Hénin, du Huit Mai, Jérôme Queval Années 2021/2022
Renouvellement de 1.820ml de réseau environ et 136 branchements pour 510.999,12 € HT

 

Réhabilitation du Réservoir d’Aigneville

Financement Etat 25% (DETR : Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux) – Agence de l’Eau Seine Normandie 37 % Année 2021
Coût total 314.145,37 € HT

 

Réhabilitation du Réservoir de Feuquières en Vimeu

Financement Etat 25% (DETR : Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux) – Agence de l’Eau Artois Picardie 18 % Années 2021/2022
Coût total 376.399,88 € HT

 

Concrètement, le renouvellement des réseaux d’eau apparaît comme un impératif incontournable pour assurer la pérennité des infrastructures hydrauliques et préserver cette ressource vitale pour les générations futures. À travers une approche collaborative et des investissements stratégiques, les acteurs du secteur s’efforcent de relever ce défi majeur dans une perspective de développement durable et de préservation de l’environnement.

Le SIEP s’engage à poursuivre ses efforts pour garantir un service de distribution d’eau potable performant et durable.

Image de Pierrick DOUAY
Pierrick DOUAY

Ingénieur SIEP

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Action Humanitaire : Aquaponie au Sénégal https://www.siep-80.fr/aquaponie-au-senegal/ Fri, 02 Jun 2023 07:31:48 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=4185 Il est essentiel de développer de nouvelles formes d'aquaculture pour répondre à l'impératif de nourrir bientôt une population de 9 milliards de personnes. Nous sommes conscients que nos ressources sont limitées : il n'est plus possible de produire notre alimentation en causant des destructions, en perturbant les écosystèmes et en épuisant les océans. Notre capacité à innover, en particulier en créant ou en rétablissant des chaînes alimentaires vertueuses et durables, joue un rôle clé dans notre transition écologique.

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C’est dans cette optique que la fondation Veolia soutient un projet mené par deux acteurs du secteur : l’Agence Nationale d’Aquaculture (ANA) au Sénégal et l’Institut océanographique Paul Ricard (IOPR) en France.

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Eau potable, sécheresse, pollution, inondations… https://www.siep-80.fr/eau-potable-secheresse-pollution-inondations/ Tue, 02 May 2023 14:07:48 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=4065 L'eau est au cœur de nombreux enjeux environnementaux, économiques et technologiques, avec des défis majeurs à relever pour les réseaux d'eau potable, d'eaux usées et d'eaux pluviales.
La sécheresse est une menace pour l'approvisionnement en eau potable et l'agriculture. La pollution de l'eau est un problème mondial qui affecte la santé publique et l'environnement. Les inondations sont de plus en plus fréquentes et coûteuses en raison du changement climatique et de l'urbanisation croissante.

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Quels enjeux pour les réseaux d’eau potable, d’eaux usées et d’eaux pluviales, aujourd’hui et demain ?

L’enjeu environnemental

Pollutions chimiques des eaux pluviales rejetées dans les cours d’eau, perturbateurs endocriniens présents dans l’eau potable après traitement sont deux défis majeurs pour la gestion des réseaux d’eau aujourd’hui et demain.

L’enjeu territorial

Comment faire cohabiter les usages agricoles, industriels, énergétiques et domestiques de l’eau sur un même territoire ? Comment dialoguer et faire dialoguer ensemble usagers, gestionnaires, services publics ?

 L’enjeu économique

Tarification, investissement et renouvellement des ouvrages, baisse de la demande en eau potable depuis les années 1990 sont autant de problématiques à traiter pour maintenir développer un réseau d’eau et d’assainissement efficace et adapté au territoire.

Si les situations sont contrastées, l’effort d’investissement des collectivités semble aujourd’hui insuffisant au regard des besoins de renouvellement et d’adaptation aux nouveaux enjeux (pollution, changement climatique).

Alors que régnait jusqu’ici le principe de « l’eau paie l’eau », pourra-t-il en être de même demain face à ces surcoûts ?

L’enjeu technologique

Après le développement de systèmes d’information géographique ou de modélisation des risques, le développement de l’Internet des Objets (IoT) permet de rendre les réseaux d’eau communicants et intelligents. Télérelève, gestion informatisée en temps réel, surveillance, prévention et prédiction des pics de consommation, des fuites ou des maintenances sont autant de nouveaux services offerts par l’innovation technologique.

Les modes de gestion des réseaux d’eaux en France

Marché mixte Délégation de service public (DSP) Principalement des structures intercommunales 75% des communes pour l’eau potable. 44% pour l’assainissement
Régie – Exécution directe du service par la commune ou le groupement intercommunal Intercommunalités 15% des intercommunalités concernées

Délégation de certaines compétences et gestion en régie d’autres Principalement des grandes collectivités 31% des services d’eau potable représentant 60% de la population Transfert de l’exécution du service (eau/assainissement) à un opérateur pour une durée de 7 à 20 ans.

Gestion de crise : la mise en place d’un plan de continuité d’activité. (P.C.A.)

PRÉVENIR – Identifier, analyser et évaluer les risques et les besoins en fonction du contexte et des enjeux pour le réseau.

PRIORISER – Définir le niveau de service minimum indispensable, la durée d’indisponibilité maximale acceptable et les services pouvant fonctionner en mode « dégradé ».

POURSUIVRE – Protéger les infrastructures et sauvegarder les données essentielles. Mettre en œuvre des solutions palliatives ou dégradées, interrompre les activités non-prioritaires.

PRÉSERVER les ressources humaines dans la durée. Anticiper l’achat d’équipements de sécurité régulièrement renouvelés, former les techniciens et autres personnels aux missions définies dans le PCA.

Les points clés d’un réseau d’assainissement

Réseau séparatif ou unitaire – Assainissement collectif ou non-collectif –


La volonté de définir une gestion intégrée et uniformisée de l’assainissement sur l’ensemble du territoire français.


Le souci d’un assainissement responsable et respectueux de l’environnement.
La mise en place de mécanismes de diagnostics et d’autosurveillance réguliers pour prévenir les risques à l’échelle d’un réseau.

Les points clés d’un réseau d’eaux pluviales

Parce que l’urbanisation croissante perturbe le cycle naturel de l’eau en imperméabilisant de larges surfaces de sol, conduisant à une augmentation des eaux de ruissellement et donc des risques d’inondation lors de forts épisodes pluvieux.


Parce que les eaux pluviales condensent et entraînent avec elles les pollutions ou déchets.


Parce que la protection des masses d’eau (fleuves, rivières, lacs, zones humides…) est progressivement devenue un enjeu environnemental et une priorité politique à toutes les échelles.

Le rôle essentiel des communes et intercommunalités

  • Le zonage pluvial ;
  • Le schéma directeur d’assainissement ;
  • L’exercice de la compétence GEMAPI : désormais compétence du bloc intercommunal, la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations.

Dans toutes les études sur l’eau et l’assainissement, il est rarement fait état du lien primordial qui les relie : les M3 retenus pour facturer l’assainissement sont ceux de la consommation en M3 de l’abonné au service d’eau potable, avec quelques corrections , toute baisse de consommation d’eau potable entraine une baisse des recettes pour les budgets eau et assainissement.

Deux particularités :

  • Un forfait assainissement pour les agriculteurs n’ayant pas de compteur spécifique pour l’abreuvement de leurs bovins, un décompte du volume assainissement lors de fuites d’eau reconnues non évacuées dans le réseau assainissement et quelques cas particuliers ;

  • Le volume des eaux de pluie récupérées pour toilettes et autres usages, censé par la loi être comptabilisé à part et dans un compteur installé sur l’installation privée de l’abonné, avec cette particularité clownesque : aucun service n’est prévu pour relever annuellement cette consommation ainsi qu’aucune ligne pour l’inscrire sur la facture d’assainissement !!!! Sur le périmètre du SIEP, ce rejet d’eaux usées est gratuit.


Sur la base de 120 M3 an, le M3 d’eau potable revient à 2, 87€ – 2.95€ et, suivant les collectivités gérantes et l’ancienneté de leurs installations, le M3 d’eaux usées oscille sur le périmètre du SIEP entre 2.94€ et 4.88€.

Image de René Dentin
René Dentin

Président SIEP

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L’eau du robinet https://www.siep-80.fr/leau-du-robinet/ Fri, 03 Feb 2023 08:51:12 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=4007 C’est bien connu, l’eau coule de source. Il suffit d’ouvrir le robinet pour boire de l’eau potable, se laver, faire la cuisine, laver les légumes, arroser le jardin, laver la voiture ou bien encore alimenter la chasse d’eau des toilettes. Tout cela avec de l’eau propre à la consommation.

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Ces gestes, nous les faisons machinalement, au quotidien. Et puis, faut-il le rappeler ? L’eau alimente aussi, gratuitement, les poteaux qui assurent la défense contre les incendies.

Un foyer de trois personnes consomme en moyenne 118 m3 d’eau par an ; Ce qui revient à dire que chacun d’entre nous consomme environ 120 litres par jour. L’eau semble venir de nulle part. Elle arrive comme par enchantement, dès lors que l’on en a besoin. Il est bon d’en prendre conscience car tout le monde n’a pas cette chance. La chance de pouvoir consommer, voire de gaspiller ce bien commun et précieux, qui est à l’origine de la vie.

Pour arriver chez tout un chacun, en parfait état de consommation, l’eau parcourt un long chemin et subit de multiples transformations. L’eau tombe du ciel. Pourtant c’est bien dans les nappes phréatiques souterraines que nous la puisons avant de lui faire subir un sacré périple pour la rendre potable.

Oui, nous avons la chance d’alimenter les chasse-d’eau de nos toilettes avec de l’eau propre à la consommation humaine.

Une récente étude fait ressortir que 93 % des personnes interrogées trouvent que l’eau est trop chère. C’est assez drôle, puisque 98,7 % de ces mêmes personnes déclarent ne pas en connaitre le prix. En fait le mètre cube d’eau coûte environ 2 € 84. Ce qui revient à dire que 1000 litres d’eau coûtent le tiers du prix d’un paquet de cigarettes.

En Picardie, les villes et les bourgs de moyenne importance ont été raccordés aux réseaux à la fin du XIX siècle. Les châteaux d’eau, les stations de pompage et les canalisations ont donc pour la plupart plus d’un siècle. Cela dit les réseaux ne se sont pas montés d’un coup de baguette magique. Les travaux d’adductions et de raccordements à tous les villages se sont échelonnés sur plus de quarante ans.

C’est le Syndicat Intercommunal des Eaux de Picardie, communément appelé le SIEP qui est en charge de la gestion, de l’acheminement et de la potabilité de l’eau. Chaque jour, des analyses sont faites pour en vérifier la qualité. Notre commune est l’une des 25 qui composent le SIEP. L’eau est arrivée dans notre village en 1962. Les premières canalisations qui desservent nos habitations ont donc au moins 60 ans. Le SIEP administre 349 km de canalisation, 2 unités de production, 2 unités de surpression, 6 réservoirs d’une capacité totale de 4 300 m3 pour acheminer 1 million 639 000 m3 d’eau aux 24 387 habitants répartis dans très exactement 15 444 foyers.

Depuis 8 ans le SIEP mène une politique dynamique d’entretien des installations pour assurer à tous les abonnés, une eau de bonne qualité au plus juste prix et c’est tant mieux. Nous ne pouvons que nous en réjouir.

Jean-Marie MACHAT
Maire d’Estrébœuf

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Projet d’extension et amélioration du réseau d’eau de Joffreville à Madagascar https://www.siep-80.fr/projet-reseau-eau-joffreville-madagascar/ Tue, 11 Oct 2022 08:39:16 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=3845 Le projet d'extension et amélioration du réseau d’eau va contribuer à l’amélioration des conditions d’accès à l’eau par la réhabilitation et l’extension du réseau d’adduction d’eau potable de la Commune de Joffreville à Madagascar, mais également de l’accès à l’assainissement.

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Un projet humanitaire pour favoriser l'accès à l'eau !

Joffreville se situe à 32Km au Sud-Ouest de la ville de Diégo Suarez et fait partie des vingt-trois (23) communes du District d’Antsiranana II, dans la Région de DIANA, au nord de Madagasacar. Le service d’eau de la commune est largement défaillant et insuffisant. Les habitants ont accès à deux réseaux d’eau, l’un datant de l’époque coloniale (1920), où l’eau ne leur parvient qu’en saison des pluies, et l’un plus récent réalisé en 1995, utilisé pour la boisson. Ce dernier est partiellement fonctionnel et très insuffisant pour couvrir l’ensemble des besoins des populations. Certains habitants s’approvisionnent donc directement au niveau d’une rivière située à plus de 500 m du centre. D’après les données des enquêtes menées, la consommation moyenne journalière est de 17 litres/jour/personne, ce qui est inférieur à la norme nationale de 30 litres/jour/personne, toutes sources confondues. La population de Joffreville doit faire face depuis des années à un accès à l’eau insuffisant en termes de quantité et de qualité, non sans conséquences sur la santé, l’éducation, l’environnement ou l’économie des ménages de la commune.

Le présent projet va contribuer à l’amélioration des conditions d’accès à l’eau par la réhabilitation et l’extension du réseau d’adduction d’eau potable de la Commune de Joffreville, mais également de l’accès à l’assainissement où beaucoup pratiquent encore la défécation à l’air libre.

Les résultats escomptés

Approvisionnement en eau potable

  • Un réseau d’adduction d’eau est opérationnel et satisfait la demande de la population
  • Une unité de traitement est installée
  • Des kiosques à eau sont installés
  • Une centaine de branchements alimentent les usagers en eau potable


Amélioration de l’assainissement

  • Les sanitaires de l’EPP Joffreville sont rénovés ainsi que le dispositif de lavage de mains
  • De nouveaux sanitaires publics sont construits
  • Les sensibilisations de la population permettent de n’avoir aucun déchet autour des points d’eau et lavoirs


Formation, sensibilisation et marketing social de la population

  • La population est mieux informée sur le risque des maladies hydriques et de l’assainissement
  • La population adhère au service et à la tarification proposée
    310 branchements particuliers sont réalisés et financés à 50% par la population
  • La population n’utilise plus les autres réseaux d’eau (1920, militaire et monastère)


Renforcement des capacités de la commune et mise en place d’une gestion durable

  • La commune est impliquée dans la mise en oeuvre du projet auquel elle participe
  • Une entreprise privée est sélectionnée sur Appel d’Offres et un contrat de délégation signé avec la Commune
  • Un service technique Eau Assainissement Hygiène est mis en place dans la commune afin de suivre le contrat et le service de l’eau

Une participation financière bretonne et picarde

Le SIEP est fier de participer financièrement à ce projet, aux côtés de l’Agence de l’eau Loire Bretagne, du Conseil départemental du Finistère et des EPCI.

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René Dentin

Président SIEP

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Projet d’aquaculture pour soutenir les activités économiques des femmes sénégalaises https://www.siep-80.fr/projet-aquaculture-pour-soutenir-les-activites-economiques-femmes-senegalaises/ Tue, 06 Sep 2022 06:49:11 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=3799 Coup d’œil sur le projet humanitaire de la Fondation Veolia. Le SIEP est engagé aux côtés de Veolia dans ce projet à hauteur de 0.0171€ par m3 d'eau vendu. Cette participation s'inscrit en marge du contrat de délégation qui lie le SIEP et Veolia.

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Depuis le printemps 2020, la fondation Veolia soutient plusieurs projets d’entrepreneuriat féminin en aquaculture maraîchère, dans le cadre d’un partenariat entre la fondation, l’Agence nationale d’aquaculture sénégalaise, et le Ministère sénégalais de la femme. Ces projets d’aquaculture durable s’inscrivent dans la nécessité de nourrir la planète autrement, dans la circularité et l’économie des ressources, tout en contribuant à l’autonomisation des femmes.

Un projet basé sur un modèle d'aquaculture simplifié

L’action humanitaire engagée par la Fondation Veolia s’appuie sur un modèle d’aquaculture simplifié : un bassin piscicole hors-sol est construit à trois mètres au-dessus de la terre, au milieu de champs. Un puits équipé d’une pompe solaire permet son alimentation.

Le dispositif permet de produire plus de 5 000 kg de poissons par an et l’eau du bassin, chargée en azote, phosphore et potassium grâce aux poissons, irrigue les terres maraîchères voisines dont la production augmente tout en limitant le recours aux engrais chimiques.

Projet d'aquaculture lancé par la fondation Veolia au Sénégal

L’alimentation des pompes par le solaire : un bénéfice tant économique qu’environnemental

Les pompes dédiées à l’irrigation sont aujourd’hui alimentées en diesel, dont le coût fluctuant et
important pose des difficultés pour ces exploitations. L’alimentation par le solaire permettrait aux GIEs d’être autonomes du point de vue énergétique et de réduire leurs coûts d’exploitation tout en améliorant leur empreinte environnementale.


Le choix s’est porté sur l’entreprise Bonergie, entreprise sénégalaise spécialisée dans l’énergie solaire. Bonergie soutient principalement les petites et moyennes entreprises, particulièrement dans le secteur agricole, afin de rendre l’alimentation en eau plus efficace et surtout plus rentable grâce à l’utilisation de l’énergie solaire. Bonergie dispose de cinq bureaux régionaux au Sénégal, avec son siège à Dakar et des bureaux à Louga, Tambacounda et Ziguinchor.

Projet d'aquaculture lancé par la fondation Veolia au Sénégal

Après cette opération pilote, cette entreprise sera apte à co-développer avec la fondation Veolia et l’Agence nationale d’aquaculture le programme pour d’autres exploitations.

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René Dentin

Président SIEP

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Histoire de l’adduction d’eau en France et son lien étroit avec les tuyaux en fonte https://www.siep-80.fr/histoire-aep-france/ Wed, 25 May 2022 13:53:03 +0000 https://www.siep-80.fr/?p=3206 À l'époque romaine, les premiers tuyaux étaient en argile, parfois en grès et en plomb. Le Moyen Âge voit l'apparition de quelques conduites en bois ...

L'historique du tuyau fonte débute en Belgique au 11 siècle. Les premiers tuyaux fonte équipent la fameuse machine de Marly et le château de Versailles.

Le tuyau en fonte à brides (avec des peaux de porcs ou des feuilles de plomb pour les joints !) supplante les tuyaux en bois à partir du 17ème siècle. Mais la distribution d'eau demeure à cette époque un privilège quasiment royal.

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La France en retard en matière d’alimentation en eau

Au XIXème siècle, très peu de communes sont raccordées hormis quelques grandes villes.

L’adduction d’eau potable n’est pas prioritaire dans la France de l’époque. Le peu d’importance qu’on accorde alors à l’hygiène, ne favorise pas le développement de l’adduction d’eau.

Ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle, que les politiciens prennent conscience de la nécessité de développer des réseaux d’adduction d’eau. Les réseaux d’alimentation en eau se développent alors rapidement en France. Ces derniers sont alors exclusivement en fonte grise.

Mais l’intérêt pour l’eau potable est encore timide. En 1903, le vote pour le prélèvement de 1% des produits du jeu servant au développement des adductions d’eau fut acquis d’extrême justesse (par une ironie de l’histoire ce prélèvement FNDAE a été supprimé début 2004).

Après la Grande Guerre, l’eau potable reste un concept abstrait et les maladies sont nombreuses. L’eau est le parent pauvre : elle passe après tous les autres projets.

Les communes pensent électricité, routes et équipements divers. Dans un tel contexte, le retard de la France par rapport à d’autres pays développés est étonnant.

Ainsi, dans le département de la Mayenne en 1930, seules la préfecture Laval et la sous-préfecture Mayenne ont une adduction, tout le reste du département n’a pas l’eau courante.

Même situation dans le Gers, l’eau potable reste le privilège des grandes villes.

La propagande pour l’hygiène

Le leader du tuyau fonte français entend contribuer au développement des réseaux d’adduction. Il se lance alors dans de la « propagande commerciale », du marketing avant l’heure… il faut créer le besoin et toucher directement la population, le concept d’usager est encore loin !

L’office de « propagande, de publicité et d’expansion, (Propex) est donc créé avec une large publicité autour de l’eau et de ses bienfaits. Les mérites de l’eau courante sont vantés auprès de la population : des livres, un film muet comique, des cahiers d’écoliers. Rien n’est négligé dans cette stratégie un peu à l’image de Michelin.

La « réclame » des premières années concerne les bienfaits et les mérites de l’eau potable en abondance, sur des supports les plus variés (cahier d’écolier, calendrier, agenda .. ). On diffuse un film muet (La Source) sur les mérites des canalisations en fonte dans les écoles et les mairies. La promotion autour de la fonte se fait donc dans un mélange d’éducation et de divertissement.

De nouveaux types de canalisation apparaissent

Le tuyau en ciment armé

Dès 1890, le tuyau en ciment armé et le tuyau fonte se battent déjà sans relâche. Dans cette lutte, la fonte se taille la part du lion dans les diamètres de distribution, tandis que le ciment armé reste confiné dans les très grands diamètres.

Les tubes acier

La concurrence acier commence véritablement après la première guerre. L’acier devance la fonte en 1927.

Les tuyaux en amiante-ciment et le tube PVC

Véritable coup de tonnerre dans le marigot des canalisations, les premiers tuyaux en amiante-ciment très bon marché et légers sont mis sur le marché avec Éternit en 1932. Arrivent ensuite les tubes PVC également produits à faible coût.

Mais la fonte résiste avec des évolutions technologiques

Les tuyaux fonte ont assis leur développement grâce à des innovations techniques majeures. En premier lieu, la centrifugation dans les années 1930 qui remplaça le principe de la coulée verticale. L’idée de la centrifugation est basée sur l’utilisation de la force centrifuge pour mouler des tuyaux avec une arrivée régulière de métal.

Ce principe est amélioré sur des décennies et devient un mode de fabrication universelle dans les années cinquante.

La fonte ductile au secours de la fonte grise
La fonte était cassante ! Et oui, le point faible de la fonte grise, c’est sa fragilité. Les tuyaux réagissaient comme les casseroles de nos grands-mères et cassaient trop souvent, d’où la nécessité de fortes épaisseurs de métal.

Arrive alors le tournant du 20ème siècle

La découverte de la fonte ductile et son application dans le secteur des tuyaux. Cette découverte est le fruit des recherches américaines dans l’industrie de l’armement, au cours d’un voyage d’études en 1946.
La fonte ductile n’est pas une variante de la fonte grise mais un nouveau matériau aux caractéristiques exceptionnelles et même, extraordinaires !

Le saut technologique

L’ajout d’une faible dose de magnésium transforme instantanément par catalyse cette fonte grise en fonte ductile avec des capacités exceptionnelles en termes de résistance mécanique et d’allongement. Capacités de l’ordre de trois fois supérieures à l’ancienne fonte grise ! Ces nouvelles qualités confèrent au tuyau des atouts majeurs pour asseoir son développement.

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René Dentin

Président SIEP

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